Gnučči @ Marsatac 2016 / ITW clippée

En voyant la prog très féminine de Marsatac, on a pas hésité une seconde !

1- Elle était de qualité :  Gnucci, Leshurr, Little Simz, Louisahhh, Flava D, ALo Wala

2- On sentait bien que l’équipe avait été vigilante quant à cette démarche puisque la veille de l’ouverture une discussion ouverte était intitulée « Girls make noise »

3- On avait envie de voir la Friche déguisée en kermesse clubbing

Chaussures de bal, matériel onéreux et bouchons d’oreilles, affublés de la panoplie officielle, nous sommes prêt à  tourner le report le plus girly du festival.

Elle est facile cette rencontre avec  Gnucci, Ana, de juste son prénom,  un accueil plus que chaleureux de la demoiselle, ultra excitée à l’idée de commencer sa tournée. C’est un peu comme revoir une vieille copine, elle t’impose une boisson, te tend une clope et commence la discussion avant même que t’es le temps d’allumer le mic.

Elle choisit de garder le mystère de son style au naturel, nous ne filmerons donc pas l’échange.

Tu peux donc retrouver la conversation illustrée, ci-dessous et l’interview retranscrite, un peu plus bas (accompagnée des remerciements et des bisous).

 

ITW >

gnu

 

 

WG > On peut commencer sur ton actu, du moment, qu’est ce qu’il se passe pour Gnucci ces prochains jours ?

G > Je pars pour ma première tournée européenne. J’ai seulement tourné en France avant ça.J’aime l’amour que me portent les Français, j’apprécie vraiment la France.Je pars donc en tournée avec Princesse Nokia et Nire.Nous allons prendre la route pendant un mois toutes les trois et ça va être « live, avec des lumières et très agréable ».


WG > Comment tu t’es préparée pour cette date et que penses tu de la programmation du festival ?

 

G > Je suis une petite artiste, je fais de grandes choses mais je suis une petite artiste…Et quand tu es une petite artiste, tu dois trimbaler tout ton putain de matos, tu dors dans des hôtels pas terribles mais tu dois te pointer sur scène. Je pensais que j’allais être plus…Genre dans ma tête, j’avais cette hypocondrie, je devais être prête physiquement, un truc à la con genre entraînement à la Rocky Balboa jusqu’à ce que je me rende à Londres et Marseille et c’est là que j’ai préparé mon set. Ce qui nous a amené à célébrer ce line-up de malades où il y a un mélange incroyable, et regarde comme c’est classe… Pour moi, c’est juste ridicule quand tu ne reflètes pas l’image de ton public en premier lieu, comme pour représenter de quoi les choses ont l’air. Commencer avec ça, c’est juste dingue et quand les gens te disent que ce n’est pas dingue alors eux sont dingues et tu sais que tu ne peux pas les ramener à la raison…

 

WG > As-tu rencontré des difficultés dans ta carrière, parce que tu étais une femme  ?

 

G > Alors des difficultés… Oui, il y a eu des difficultés mais je trouve aussi que… Je ne sais pas, j’ai d’autres difficultés car je suis une artiste indépendante, donc j’ai mon propre label, je gère les sorties de mes disques et j’autoproduis aussi mes vidéos en même temps que je les finance. Je travaille juste très très dur, je suis très bonne dans ce que je fais, je suis une professionnelle, je suppose. Je veux dire en tant que femme, il y a une profonde envie et une exigence de voir cela changer, je ressens beaucoup d’amour pour ça.

 

WG > Tes textes parlent très souvent des femmes, tu peux nous dire ce qui t’inspire le plus ?

 

G > Oui, les femmes sont ce qui m’inspire le plus je crois, les interactions avec mes amies, beaucoup de sujets viennent simplement de discussions. Mon single du moment: Young Paula Abdul est inspiré par Paula Abdul, la chorégraphe et sa relation avec Janet Jackson mais la vidéo que j’ai faite est inspirée par toutes les filles incroyables que j’ai rencontrées dans les toilettes pour dames d’une boîte. Je pense qu’il y a une vraie camaraderie qui se développe là-dedans. Des choses comme ça influencent et inspirent complètement ma musique. Et, pour être honnête, dans mon esprit je veux vraiment, mais alors vraiment, que les jeunes filles écoutent ma musique, je veux qu’elles soient sur la piste de danse et entendre des trucs du style: « j’ai enlevé mes pompons pour que tu fasses pan pan cul cul. » Je veux qu’elles se sentent comme : »Oui! On me fête! » je veux vraiment célébrer les femmes et les jeunes filles et je les veux vraiment comme public.
 

Remerciements d’amour :

Claire et Léa, pour le sens du rythme / presse marsatac

Adrien, pour la patience et l’agilité avec des ciseaux et de la colle / montage

Alex pour son oeil de tigre et son coeur cadré / images

Julien et Sam pour leur créativité, loin des yeux, près des oreilles / design sonore & FB

Fanfan, pour sa langue précisemment verbée / traduction

(et Max) pour l’amour en confettis / générique

Gnucci pour sa love credibility

 

 

Publicités